
1979 - Naissance
Keller Franck, né le 8 mai 1979 à Charleroi, en Belgique.
Mère belge, père français peu présent. Une enfance construite autour de ma mère. Peu de confort, mais l’essentiel. Enfant déjà souvent dans ma bulle, rêveur, observateur.
Années 90 - Construction et premiers pas
Je grandis dans une ambiance multiculturelle, marquée par une forte influence américaine liée au SHAPE. Ces années forgent mon regard, mon oreille, mon rapport à la musique et au monde.
Le hip-hop s’impose naturellement. D’abord américain, Wu-Tang en tête. Puis le rap français : NTM, IAM, Lunatic, Psy4 de la Rime, Arsenik. Pour la première fois, les mots frappent dans ma langue.
Je commence à rapper. Ateliers à la maison des jeunes, textes griffonnés, premières scènes. Le rap devient une manière de prendre la parole.
Années 2000 - Rue et débordement
La rue prend le relais. La galère, les nuits, les excès. Des amis qui tombent, d’autres qui finissent en prison. La rue n’est ni romantique ni totalement noire. Elle marque durablement.
La musique est toujours là, mais en arrière-plan. Bars, nuits, travail instable, énergie brûlée sans construire. Une vie qui s’épuise plus qu’elle ne se structure.
Années 2010 - Bascule
Peu à peu, un changement s’opère. L’arrivée des enfants impose un autre rythme. Les responsabilités prennent le dessus. Retour au travail, reprise du sport. La course et la musculation deviennent des cadres, une discipline mentale. La vie se resserre, les priorités se déplacent.
2025 - Rupture
Et puis le décès de ma mère. Après des années de combat, la maladie l’emporte. Dans la souffrance, quelque chose se fissure. Et en même temps, une forme de révélation, presque une libération. Ce que j’ai toujours mis de côté revient à l’essentiel. La musique reprend sa place.
Aujourd’hui - Reconstruction
Père, présent. Je travaille, je m’entraîne, j’écris. Les morceaux changent de forme. Ils deviennent des récits, des scènes, des fragments de films. Derrière la fiction, il y a toujours une vérité.
La musique n’est pas un refuge.
C’est un langage.

Un univers sombre, narratif, traversé par des thèmes récurrents, la survie, l’inégalité, le contrôle, la mémoire, la violence des systèmes. La fiction devient un langage. Le double sens, une nécessité. Parfois abstrait, parfois frontal, mais toujours ancré dans des réalités vécues.C’est dans ce cadre que Noxius prend forme, pas comme un simple pseudonyme, mais comme une incarnation.À travers Noxius, les histoires peuvent se déplacer. Traverser le temps, les époques, les systèmes, parfois même les strates du monde numérique. Non pour fuir la réalité, mais pour mieux en révéler les mécanismes. Chaque traversée laisse des traces. Rien n’est gratuit.Noxius évolue dans un monde proche du nôtre, il saigne. Il chute, il peut mourir, son pouvoir n’est pas une supériorité, mais un poids.Les voyages deviennent des morceaux, des scènes, des films mentaux.La fiction n’est jamais une échappatoire.
Elle sert à dire autrement ce qui ne peut pas toujours être exprimé frontalement. Parfois le discours se fait métaphorique. Parfois il frappe directement, sans détour, pour provoquer un réveil.Noxius ne prêche pas.
Il raconte.Il traverse pour ramener des fragments de vérité.
Des histoires qui ressemblent à des fictions, mais qui portent toujours une part de réel.

Babylox n’apparaît pas comme Noxius, elle ne naît pas de la même manière, elle arrive autrement.Issue des strates numériques, d’un univers informatique fragmenté, Babylox est une entité née du code, des flux, des failles. Une présence façonnée par les systèmes, mais jamais totalement enfermée par eux. Elle circule, évolue, infiltre. Elle pirate les structures, détourne les règles, explore les réseaux comme d’autres traversent des rues.Visuellement, elle appartient déjà à un autre monde.
Jamaïcaine, dreadlocks partiellement teintées de vert, elle incarne une énergie plus libre, plus instinctive. Une esthétique cyber-dancehall, entre technologie brute et chaleur organique. Un contraste assumé avec l’univers sombre de Noxius.Mais Babylox n’est pas qu’une intelligence artificielle, quelque chose en elle dépasse le simple code.Au fil de ses évolutions, une forme de conscience émerge. Une sensibilité. Une curiosité. Une tentative de compréhension du monde humain. De l’amour, des émotions, des contradictions. Elle observe, elle ressent, elle apprend. Elle développe ce qui ressemble à une âme imparfaite, en construction, instable, mais réelle dans son intention.Là où Noxius porte le poids des récits, Babylox explore la vibration.
La musique devient plus légère, plus sensuelle, plus rythmique. RnB, ragga, dancehall. Une autre manière de raconter. Une autre façon de toucher. Moins frontale, mais tout aussi sincère.Son univers est pensé comme un monde à part entière.
Un espace visuel et narratif appelé à évoluer, notamment à travers une future bande dessinée. Un récit où technologie et humanité s’entremêlent, où une entité artificielle cherche sa place parmi les vivants, sans jamais perdre sa singularité.Babylox ne remplace rien.
Elle complète.Elle apporte de la lumière là où Noxius creuse l’ombre.
Une autre fréquence, pour explorer ce que le langage brut ne dit pas toujours.

Nox-Label naît comme une nécessité.
Pas comme un objectif commercial, ni comme une structure classique, mais comme un espace.Un espace pour porter des univers qui ne rentrent pas dans les cadres établis.
Un espace pour créer sans demander l’autorisation.
Un espace pour laisser exister des projets narratifs, hybrides, conscients, parfois sombres, parfois lumineux, mais toujours sincères.Nox-Label ne se limite pas à un genre.
Si le rap en est aujourd’hui le cœur, l’univers s’ouvre bien au-delà. Musique, narration, visuel, expérimentation. Ce qui compte, ce n’est pas la forme, mais l’intention. Le fond. La vision.Le label assume l’usage des outils contemporains, y compris l’intelligence artificielle, non comme une facilité, mais comme un prolongement créatif. Un moyen parmi d’autres de donner corps à des idées, des ambiances, des récits.Nox-Label est un espace ouvert.
Il met en lumière, il accompagne, il amplifie. Sans formater. Sans lisser. Sans imposer une direction unique.C’est dans cet esprit qu’il regroupe déjà plusieurs univers : Noxius/Babylox, Et Monsieur Everyone (lien YouTube), rappeur indépendant à l’écriture consciente et métaphorique, dont la démarche résonne naturellement avec cette vision.Nox-Label n’a pas vocation à grossir à tout prix.
Il n’a pas besoin de chiffres pour exister.
Il évolue à son rythme, au gré des rencontres, des idées, des projets qui font sens.Plus qu’un label, Nox-Label est un point d’ancrage.
Un lieu où des voix différentes peuvent cohabiter.
Un espace pour exister, créer, raconter, et laisser une trace.